Enquête : Les jeunes compagnies en temps de crise sanitaire – 2

Cie Avant l’Aube, Rien ne saurait me manquer © Pierre Morel

Fermeture des théâtres, premier confinement, déconfinement mais annulation des festivals, couvre-feu, reconfinement… Face à la crise sanitaire, les mesures se succèdent et affectent sévèrement le monde de la culture. Dans cette seconde partie de notre reportage, les compagnies nous confient par quels moyens elles ont pu continuer leur activité, nous parlent de leur rapport aux outils numériques et à l’injonction du « réinventez-vous », et nous racontent les besoins concrets auxquels elles font face.

Si la crise et les mesures sanitaires ont fortement affecté le monde du spectacle, et les jeunes compagnies en particulier (voir le premier volet de notre enquête), il a fallu tant bien que mal tenter de poursuivre son activité, par tous les moyens possibles. Ainsi, le temps dégagé par les deux confinements a tout d’abord permis aux compagnies d’avancer sur du travail administratif : gérer le chômage partiel et les reports, écrire des dossiers de production ou de diffusion, faire des budgets prévisionnels, répondre à des appels à projets… Faire ce travail-là a permis de ne pas rester inactif, et de se projeter dans ce qui est la raison d’être de la compagnie, à savoir la création : ainsi, pour Ariane et la compagnie des Xylophages, s’occuper de ces dossiers a été aussi l’occasion de « reformuler le propos, la manière de parler d’A.T.A.X. [leur prochaine création], rendre le projet plus clair. »

“On a commencé à développer des choses qu’on n’aurait pas pu développer autrement, on a trouvé d’autres moyens de communiquer.”

La plupart des troupes interrogées nous confient cependant avoir tout de même réussi, malgré les confinements et les annulations, à poursuivre ce travail de création. En l’absence de possibilité de se voir au plateau, certainEs se sont consacréEs au travail de recherche dramaturgique. Par exemple, Les Entichés en ont profité pour mener des interviews en visioconférence et collecter des propos en vue de leur prochain spectacle, REP (titre provisoire). Sarah et Eliot, du collectif MUES, nous disent quant à eux avoir inventé des nouveaux protocoles de création à distance : « Artistiquement, on est obligé de trouver d’autres manières de travailler, devant nos ordinateurs. (…) On a mis en place tout un système d’échange de références autour de la pièce. Moi [Eliott] tous les jours je proposais un enregistrement, une impro en lien avec notre création et je proposais à l’équipe de travailler là-dessus. Et puis la semaine suivante on proposait un exercice par personne afin d’avancer sur les pratiques de chacunE. (…) On a été très productif de ce point de vue-là. On a commencé à développer des choses qu’on n’aurait pas pu développer autrement, on a trouvé d’autres moyens de communiquer. On a pu avancer dans la dramaturgie, en créant un réseau de références. » Et Sarah de conclure : « Ce qui était important, ce n’était pas de produire, mais de pouvoir continuer à être en mouvement, ou en réflexion, ce qui maintient les choses pour la suite. » Enfin, les mesures plus flexibles du second confinement, autorisant notamment les répétitions, ont permis à certaines compagnies de pouvoir maintenir des résidences prévues.

Tanguy Martinière en drag king, une persona créée pendant le confinement. @lapop_lexomil @les_paillettes-nysontpourrien

Le temps et l’espace mental dégagé par le confinement s’est révélé pour certainEs être une occasion inattendue et exceptionnelle de développer leur activité créatrice. Avoir du temps en plus, un « temps qu’on n’a pas souvent dans la vraie vie, pour trouver même cinq jours en commun », ce fut pour les Xylophages l’opportunité d’être encore plus ambitieux sur le futur spectacle. Mais si, pour elleux, c’est avant tout un travail collectif, qu’il aurait été difficile de réaliser seulE – car, comme nous dit Ariane, « tout seul, c’est plus difficile de trouver en soi les ressources pour être créatifs, mais en collectif, c’était super productif » –, au contraire pour Tanguy Martinière, fondateur en 2019 de la compagnie Les paillettes n’y sont pour rien, cette solitude a permis de trouver les ressources pour entamer l’écriture d’un nouveau spectacle. Rétrospectivement, c’est donc pour lui une période qui a favorisé dans une certaine mesure la productivité (aussi rendue possible par la protection des allocations chômage dont il bénéficiait) : « Je ne sais pas si j’aurais été capable de me faire une résidence de création de moi à moi-même, de me couper du monde, des amis, des soirées, de fait là j’en ai été obligé. Opérer cette espèce de recentrage, ça m’a fait du bien. (…) Toutes ces périodes de solitude, elles permettent vraiment de se recentrer sur soi. La création est aussi canalisée par ça. »

Des respirations bienvenues

Bien que de nombreux festivals aient été annulés cet été, de nombreux artistes ont vécu la période de déconfinement jusqu’à l’automne comme une forme de résurrection, l’opportunité de reprendre l’activité interrompue durant tout le printemps, et, pour ces compagnies émergentes, de rétablir un contact avec le monde professionnel. Lisa Guez nous raconte ainsi : « Dès que les théâtres ont rouvert, on s’est retrouvées et on a fait une résidence au 104 alors qu’on n’en avait pas besoin. On a fait venir deux, trois pros, et un ou deux journalistes. » Elle enchaîne en témoignant de l’impact psychologique positif d’avoir eu cette occasion de créer et de jouer à nouveau : « On a eu une date en août, ça nous a fait beaucoup de bien, ça nous a fait hyper plaisir. » De même, le collectif Secteur in.Verso a pu profiter de la tenue en Italie du RomaEuropaFestival, festival majeur de spectacle vivant, pour faire une résidence et des représentations de leur création en cours Ça ne résonne pas / ça résonne trop dans le cadre du programme Powered by REf d’accompagnement de compagnies émergentes, pour lequel elles avaient été sélectionnées. Une occasion incroyable de faire enfin ces rencontres qui faisaient cruellement défaut pendant le confinement : « C’est sûr que le fait d’avoir eu les résidences et la sortie de résidence à Rome, ça nous a permis de vraiment tisser des liens artistiques et amicaux assez importants. » Cependant, la création d’un réseau n’est plus suffisante, dans un milieu durement touché par la crise à tous les niveaux : « Étant donné qu’eux aussi [les directeurs de salle, les programmateurs] sont en difficulté dans leurs lieux, c’est flou. » La jeune création ne s’est donc pas arrêtée avec la crise sanitaire, bien au contraire, mais elle demeure en grande partie dépendante des salles et des lieux institutionnels qui en souffrent également beaucoup.

Les programmes d’action culturelle procurent aux artistes une autre manière d’exercer leur métier, une autre forme de respiration.

Avec les salles de spectacle fermées jusqu’à nouvel ordre, et dans l’incertitude concernant la reprise des spectacles, les programmes d’action culturelle procurent aux artistes une autre manière d’exercer leur métier, une autre forme de respiration. Si les actions culturelles en EHPAD ne sont plus envisageables, et ne devraient pas l’être avant un long moment, les interventions en milieu scolaire, elles, continuent de constituer une source d’activité et de revenus, surtout pendant ce second confinement durant lequel les écoles et lycées n’ont pas été fermés. Pour Les Entichés, c’est une vraie amélioration par rapport au premier confinement, sur le plan psychologique : « Ce que tout le monde dit, c’est que ça fait du bien d’avoir une journée où tu fais quelque chose. De pouvoir faire du théâtre, ne serait-ce qu’une heure par semaine. » Les Entichés, tout comme la compagnie Avant l’Aube témoignent ainsi de la possibilité de poursuivre ces actions, tout en soulignant l’adaptation nécessaire aux nouvelles consignes sanitaires qui rend les interventions plus compliquées à organiser. En effet, les procédures renforcées obligent à travailler avec de plus petits groupes, avec des élèves devant porter le masque en permanence, et en évitant de se toucher.

Cependant, les Xylophages, qui ont commencé depuis la rentrée un partenariat avec un lycée de Colombes (92) notent que ce projet a en quelque sorte été rendu possible par la crise sanitaire : avec l’annulation de nombreux voyages et sorties scolaires, les écoles, collèges et lycées ont un budget, qui, en tant que budget public, ne peut pas être conservé d’une année sur l’autre et doit être dépensé. Ce qui est donc l’occasion pour les compagnies d’obtenir des financements supplémentaires, ainsi que de tisser des liens avec des acteurs locaux, alors que ce genre de projet n’aurait en temps normal pas été prioritaire. Dans ces cas-là, les artistes viennent combler un manque : comme le lycée est en ce moment le seul lieu de sociabilité ouvert aux jeunes, voir des intervenants extérieurs est le seul moyen d’étendre le champ de leur sociabilité, et d’accéder à une culture qui vient jusqu’à eux. En outre, le temps étendu de la crise permet de faire un projet à long terme qui s’inscrit pleinement dans le parcours scolaire des élèves, et pas seulement comme une “sortie”, ainsi que nous le confie une professeure de français du lycée de Colombes… Non-essentiels, vraiment ?

Le contexte sanitaire, une “résonance inattendue”

Secteur in.Verso

Pour certaines compagnies, la situation elle-même dans laquelle le monde est plongé vient faire écho à ce qui constitue le cœur de leurs projets de création. Ainsi, le collectif Secteur in.Verso interroge dans Ça ne résonne pas / ça résonne trop la perception affective et personnelle de la crise écologique et climatique, un travail qui prend encore plus de sens en se développant dans le contexte actuel. Pour Mathilde, en effet, « Il y a un truc qui devient hyper fort : le rapport entre la crise sanitaire, sociale et politique, et le sujet du spectacle. Ça résonne beaucoup ! (…) Cette crise n’est pas du tout détachée de la crise écologique. » Ce qui peut aussi être la source d’une certaine frustration : « C’est contradictoire, car au moment précis où il faudrait en parler et créer à partir de ça, c’est le moment où c’est impossible de le faire. » Cependant, pour Climène, autre membre du collectif, l’interaction entre la crise globale et le spectacle ne va pas que dans un sens : le travail sur l’urgence climatique influe en retour la façon d’appréhender la situation sanitaire et sociale : « Toute la pensée de vivre dans les interstices du capitalisme, dans la catastrophe, j’ai compris que c’était maintenant, qu’il fallait avancer avec ça. J’ai l’impression d’avoir les clés en main de compréhension du monde dans lequel je vis. » Le monde à l’ère du coronavirus continue ainsi de faire réfléchir et agir les artistes, et les œuvres à leur tour permettent de penser celui-ci.

Ariane, des Xylophages, nous raconte ainsi comment le contexte a donné une nouvelle dimension à leur pièce en cours de création, A.T.A.X., un travail sur l’écoute : « Le sujet du spectacle a résonné différemment avec le confinement. (…) Le confinement et la perte de contact réel avec le corps, ça a donné une autre valeur à la présence du corps, du contact, et aussi de l’écoute. On en fait l’expérience avec Zoom : ça a une influence sur la façon dont on communique. Et nous, on travaille sur la qualité de la communication, et ce qu’on arrive à communiquer dans les petites choses. Notre expérience de ça nous a fait réfléchir différemment à notre sujet. » Justement, dans une année qui a vu le télétravail prendre une place prépondérante, et nos modalités de communication se transformer indéniablement, comment les jeunes artistes ont-iels vécu l’extension du domaine des nouvelles technologies dans la sphère artistique ?

Dézoomer pour mieux créer

Sans grande surprise, la majorité des compagnies interrogées expriment à quel point le recours aux outils numériques, Skype, Zoom et autres, ne peut remplacer le travail en présentiel. La dimension dématérialisée de la communication par écrans réduit fortement les potentialités qui émergent lorsque les corps des unEs et des autres sont présents dans le même espace. Même si pour Agathe (compagnie Avant l’Aube), « Zoom, c’est mieux que de ne rien faire », Eliott, du collectif MUES, nous confie : « Passer par des zooms pour pouvoir travailler, au bout d’un moment ça devient très lourd. (…) La pensée circule beaucoup moins de corps à corps, tu peux beaucoup moins faire de retours. Tu ne peux pas montrer. Au plateau c’est concret, clair, mais devoir expliquer par l’écran ça prend énormément de temps. » Ne pas pouvoir explorer des protocoles spécifiques de création en présentiel sont des soucis partagés par plusieurs compagnies. Et comme le dit Mathilde (collectif Secteur in.Verso) : « Il y a un rapport au vivant qui est impossible », ce qui est très problématique quand on est artiste précisément de spectacle vivant.

« Est-ce qu’en définitive on va remplacer le théâtre par le stream parce que c’est moins cher ? »

Au-delà du processus de création, c’est aussi concernant les nouvelles formes de représentation ayant émergé pendant le confinement que les jeunes compagnies sont sceptiques. En effet, faire du théâtre par zoom ou en live facebook ne représente pas pour elles le cœur du travail de l’artiste. Est-ce alors une compromission artistique que de s’y atteler, suivant l’injonction de créer coûte que coûte ? Ce qui fait s’interroger ironiquement Eliott sur le devenir du spectacle vivant et la place du numérique dans celui-ci : « Est-ce qu’en définitive on va remplacer le théâtre par le stream parce que c’est moins cher ? » Au contraire, la plupart expriment le besoin et l’envie de revenir à des formes plus directes, moins dématérialisées, de création. Pour Sarah, qui renchérit sur les propos d’Eliott : « On est déjà dans une société du numérique, où l’écran prend toute la place : c’est quelque chose qui est déjà tellement présent que j’ai l’impression que je suis dans une démarche contraire, de pouvoir revenir à quelque chose qui est de l’ordre du corps et du matériel. »

En outre, ce qui dérange énormément les jeunes artistes est la façon dont cette généralisation des outils numériques dans le monde du spectacle est liée à un impératif de renouvellement et de réinvention formulé depuis le sommet de l’Etat. S’adapter au monde de 2020, selon certains, ce serait faire évoluer le théâtre vers un objet plus flexible, online et connecté, à même d’être diffusé à plus large échelle par des canaux internet, au détriment de la qualité simple et irréductible du face-à-face physique entre des comédienNEs et leur public. Ainsi, pour Lillah de la compagnie Avant l’Aube : « Faire du théâtre sur Zoom, ou masquéE, c’est pas des solutions, ça ne m’intéresse pas. (…) Quand le gouvernement dit qu’il faut se réinventer… le théâtre, ça reste de l’humain ! » Les alternatives proposées pour faire face aux mesures sanitaires ne leur apparaissent donc que comme temporaire, et ne pouvant en aucun cas remplacer un véritable soutien de la part des institutions publiques. Comme l’exprime Millie, des Entichés : « On demande aux artistes de se réinventer, c’est le nouveau mot du moment, et on a trouvé une solution passagère, qui est de faire des captations. Ça permet de garder un lien avec le public, mais ça nous inquiète fortement parce que ça peut menacer le spectacle vivant, et qu’il n’y a pas de politique culturelle pérenne qui est en fait mise en place. » D’autant plus que plusieurs compagnies témoignent du danger, en l’absence d’une telle politique culturelle réfléchie et d’un véritable soutien gouvernemental, de basculer vers un modèle encore plus précaire, basé sur le bénévolat et la recherche des fonds essentiellement privés – un modèle qui restera particulièrement pressant tant que les salles et lieux subventionnés resteront fermés et seront obligés de revoir leurs budgets à la baisse en conséquence de ces mois d’inactivité.

Des espaces et des sous

” Un premier spectacle d’une jeune compagnie, c’est jamais un chef d’œuvre, il faut le temps de se tromper, de regarder des spectacles, de faire des essais. Ce que j’attends des institutions, c’est qu’elles nous aident à avoir l’espace pour avancer.”

Qu’attendent alors concrètement les jeunes compagnies de la part des institutions pour continuer de faire vivre la création émergente ? Ce qui revient dans tous nos entretiens, plus encore que la question des aides et des financements, c’est le besoin d’avoir plus d’espaces dédiés à cette partie du monde théâtral. Aujourd’hui, c’est le manque d’accès simple à des espaces de répétitions et de représentations qui est l’un des plus grands obstacles à l’émergence des jeunes artistes, ce qu’exprime Mathilde de Secteur in.Verso : « On n’a pas la possibilité de trouver facilement d’espaces de répétition. C’était déjà compliqué avant, là c’est extrêmement compliqué », ou encore Sarah du collectif MUES : « Je pense qu’on manque surtout d’espace, en termes de studios chorégraphiques ou de plateaux, même si moi je dis ça en tant qu’autrice ; d’espaces pour pouvoir se rendre sur un lieu et avancer dans son travail. » Iels sont nombreux et nombreuses à noter que les espaces non-utilisés et donc vides prolifèrent en cette période, et à déplorer l’illogique impossibilité de pouvoir en profiter pour travailler dans de meilleures conditions. Ainsi Tanguy Martinière (Les Paillettes n’y sont pour rien) nous livre : « Un premier spectacle d’une jeune compagnie, c’est jamais un chef d’œuvre, il faut le temps de se tromper, de regarder des spectacles, de faire des essais. Ce que j’attends des institutions, c’est qu’elles nous aident à avoir l’espace pour avancer. (…) Je suis effaré du nombre de théâtres communaux qui existent et qui ne sont pas utilisés. (…) L’argent c’est le nerf de la guerre, mais ce n’est pas concret : on a besoin de lieux. »

Bien sûr, le nerf de la guerre qu’est la question de l’argent est toujours un enjeu très présent au sein de ces compagnies. Pour Agathe et Lillah, de la compagnie Avant l’Aube, ce que le gouvernement pourrait mettre en place pour aider la jeune création est avant tout une série de mesures financières et structurelles : une aide aux salles pour que les spectacles puissent être maintenus à jauge réduite sans augmenter le prix des places, une prolongation de l’intermittence (comme la fameuse « année blanche » déjà annoncée jusqu’en août 2021) ou encore un dispositif d’encadrement des jeunes artistes sortant des écoles. Mélanie, des Entichés, pointe quant à elle l’inégale répartition des aides entre les différents corps de métier. Ainsi, le milieu de l’édition théâtrale, des auteurs et autrices aux libraires, en passant par les maisons d’édition, n’a reçu que des aides ponctuelles (contrairement aux intermittentEs), insuffisantes selon elle pour soutenir un ensemble d’acteurs qui étaient déjà en difficulté avant la crise. Et elle n’oublie pas les professionnelLEs du monde de la musique, qui n’ont pas pu faire un seul cachet depuis le début du mois de mars…

Les compagnies émergentes continuent ainsi leur activité du mieux qu’elles peuvent, entre répétitions numériques et rêves de plateau… La crise leur fait repenser le sens de leurs pièces, de leur propos, de leur activité, alors même qu’elle fait ressortir les manques criants d’un système culturel qui ne leur permet pas de s’épanouir et d’exercer correctement leur travail. Alors c’est dans la solidarité et de nouveaux engagements politiques qu’elles trouvent une issue pour continuer d’avancer – à lire dans le troisième volet de cette enquête.

Ont participé à cette enquête :

–         Ariane Issartel, metteure en scène des Xylophages, en cours de création d’A.T.A.X. Site internet : https://lesxylophages.com/

–         Chiara Boitani, Mathilde Chadeau et Climène Perrin, fondatrices du Collectif Secteur in.Verso, actuellement en création de Ça ne résonne pas / Ça résonne trop. Page Facebook : https://www.facebook.com/secteurinverso/

–         Mélanie Charvy et Millie Duyé, compagnie Les Entichés, en tournée avec Echos Ruraux. Site internet : https://www.cielesentiches.com/

–         Agathe Charnet et Lillah Vial, de la compagnie Avant l’aube, en tournée avec Rien ne saurait me manquer, en cours de création de Tout sera différent et Ceci est mon corps. Site internet : https://www.compagnieavantlaube.com/la-compagnie

–         Tanguy Martinière, fondateur de la compagnie Les Paillettes n’y sont pour rien, en cours de création de Minautore Maquillage. Page Facebook : https://www.facebook.com/lespaillettesnysontpourrien/

–         Sarah Baraka et Eliott Pradot, fondateur·rice·s du Collectif MUES, en cours de création de S’étreindre, de Nuit et Les noyaux. Page Facebook : https://www.facebook.com/CollectifMUES

–         Lisa Guez, fondatrice avec Baptise Dezerces de Juste avant la compagnie, en tournée avec Les Femmes de Barbe-bleue, en création de Celui qui s’en alla. Site internet : http://www.justeavantlacompagnie.com/

Entretiens réalisés par Skype entre le 23 novembre et le 1er décembre 2020.

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