A l’heure du glam-trash

« Les chiens ont des puces, les hommes des emmerdes, n’essayez pas de changer le monde » Charles Bukowski, Journal d’un vieux dégueulasse, 1967 Vous le connaissez peut-être de réputation, sans doute parce qu’il est de ceux qui portent sur eux le charme et l’oubli de l’époque.… Lire la suite

La défaite du style

C’est Paul Morand qui l’affirme : « L’histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète. » Rien n’est plus vrai, il suffit d’observer la rentrée littéraire. Chaque année, fin août, c’est la même histoire. Avec la régularité d’un catéchumène fraîchement converti, la rentrée littéraire dépose sur les étagères de nos libraires le premier effort d’un jeune romancier inconnu au bataillon, télégénique de préférence, que l’on nous vend ensuite à grand renfort de dithyrambes et de superlatifs.     Bernard Grasset, où qu’il se trouve, doit s’en sentir flatté, lui qui a pratiquement inventé tous les principes du marketing littéraire moderne : tirages conséquents, promotion ravageuse, services de presse mieux organisés qu’un régiment de l’armée de terre, intelligences diverses et variées avec les critiques…Chaque année donc, c’est la même histoire, l’automne dépossède les arbres de leurs feuillages et les éditeurs parisiens s’affrontent sans merci dans la course au titre de celui qui fera le plus beau coup médiatique de la saison.… Lire la suite

La langue de l’inceste

Le dernier roman de Christine Angot raconte une semaine de vacances et d’inceste d’un père et sa fille, avec une précision chirurgicale. L’enjeu de la relation incestueuse est le contrôle de la langue. Le narrateur d’Une semaine de vacances est censé donner l’impression, à la lecture des cinquante premières pages, qu’il raconte les relations sexuelles et amoureuses entre un homme, un intellectuel quinquagénaire de la bourgeoisie giscardienne des années 70’ et une jeune adolescente docile à la puberté accomplie, le tout lors d’une semaine passée dans une maison de vacances.… Lire la suite

Sur les sentiers nocturnes de Patrick Modiano

Inlassablement. Patrick Modiano souffre de cette hypermnésie elliptique qui lui fait arpenter les rues du passé. Les noms, les rues, les cafés de Paris réverbèrent leurs ombres dans sa mémoire. Ainsi en est-il de son dernier roman, L’Herbe des nuits. Mystérieux, le souvenir des rencontres demeure un voile insaisissable, dont Modiano s’efforce à rendre les traits et la texture.… Lire la suite

Pour nous suivre

  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
Copyright © 2013 Zone Critique. Tous droits réservés. ISSN 2430-3097